L’hypothèque électorale grecque à peine levée, les dirigeants européens sont sous pression pour s’engager à prendre “toutes les mesures nécessaires” pour mettre fin à l’interminable crise de la dette, lors...
L’hypothèque électorale grecque à peine levée, les dirigeants européens sont sous pression pour s’engager à prendre “toutes les mesures nécessaires” pour mettre fin à l’interminable crise de la dette, lors d’un sommet du G20 placé sous le signe de l’emploi et de la croissance.
Au lendemain de la victoire des partis favorables aux mesures d’austérité en Grèce, qui éloigne temporairement le spectre d’un éclatement de la zone euro, le groupe des vingt pays les plus industrialisés et des puissances émergentes (G20) a entamé lundi une réunion de deux jours à Los Cabos, au Mexique.
Selon le projet de communiqué final lu à Reuters par une source du G20, les membres de la zone euro sont invités à s’engager à “prendre toutes les mesures politiques nécessaires pour préserver l’intégrité et la stabilité de la zone euro, y compris en matière de fonctionnement des marchés financiers et en brisant la boucle qui lie les Etats souverains et les banques”.
Les partenaires européens de l’Espagne lui ont offert il y a dix jours un plan de 100 milliards d’euros pour venir en aide à ses banques, ce qui n’a fait qu’attiser les craintes d’une nouvelle escalade de la crise financière, illustrée par la flambée lundi du coût de la dette espagnole et italienne.
Les places financières ont accusé le coup, les bourses européennes effaçant rapidement leurs gains après une brève période d’euphorie provoquée par le résultat des élections en Grèce, tandis que Wall Street connaissait une séance volatile.
La Syrie, en proie à une nouvelle escalade de la violence, est également au centre de l’attention des dirigeants du G20, avec la rencontre prévue ce lundi entre le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine en marge du sommet.
Washington reproche à Moscou de continuer à armer le gouvernement syrien tandis que la Russie et la Chine freinent toute action contre le régime de Bachar al Assad.
PRIORITÉ À LA CROISSANCE
L’essentiel des débats devrait cependant être consacré à la relance de la croissance de l’économie mondiale, qui figure au coeur du projet de communiqué, alors que la rigueur budgétaire, défendue notamment par l’Allemagne et la Grande-Bretagne, semble beaucoup moins mise en avant que dans les précédents communiqués du G20.
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