Une vague baissière submerge le Cac 40 : l’indice abandonne 2,16 %, à 3.787,79 points, sur fond de craintes sur la reprise économique mondiale. A l’exception d’EADS, pas un seul...
Une vague baissière submerge le Cac 40 : l’indice abandonne 2,16 %, à 3.787,79 points, sur fond de craintes sur la reprise économique mondiale. A l’exception d’EADS, pas un seul titre n’a échappé à la défiance des investisseurs. L’euro et le pétrole empruntent également un chemin baissier.
Quatre-vingt-trois. C’est le nombre de points perdus par l’indice Cac 40 ce jeudi. Une dégringolade de 2,16 % qui lui fait franchir en baisse le seuil des 3.800 points, à 3.787,79 points, et lui fait toucher son plus bas niveau depuis avril 2010. Le baromètre parisien est désormais dans le rouge depuis le 1er janvier, abandonnant 0,45 %. Ses homologues européens ne font guère mieux: le Dax lâche 1,77 % et le Footsie 1,71 % ce jeudi.
Le premier coup a été porté par la Réserve fédérale américaine (Fed), le second assené par le département américain du Travail, et le troisième par l’Agence internationale de l’énergie.
Mercredi soir, la Fed a revu à la fois en baisse ses prévisions de croissance pour 2011 et en hausse celles du chômage. Elle table désormais sur une progression de 2,7 à 2,9 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 3,1 à 3,3 % auparavant. Quant au chômage, il est attendu entre 8,6 et 8,9 % de la population active d’ici à fin décembre, contre une précédente fourchette allant de 8,4 à 8,7 %. Ce ne sont pas les chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage dévoilés ce jeudi après-midi qui contrediront ce sombre panorama. Selon le département du Travail, les demandes d’allocation chômage ont augmenté de 9.000 la semaine dernière aux Etats-Unis, pour atteindre 429.000.
Très surveillé car responsable de la crise des «subprime» dès l’été 2007, le marché de l’immobilier reste déprimé. En mai, les ventes de logements neufs ont diminué de 2,1 % en rythme annualisé, à 319.000. Du coup, les marchés d’actions américains se noient dans le rouge : le Dow Jones cède 1,55 % à 11.922 points et le Nasdaq Composite abandonne 0,91 % à 2.644 points.
En Chine aussi, l’activité marque le pas dans le secteur manufacturier, conséquence du resserrement monétaire dans le pays et de la faiblesse de la demande mondiale. Enfin, en Europe, la crise de la dette grecque continue à inquiéter. Un sommet de l’Union européenne s’est ouvert à Bruxelles pourtenter de trouver une solution contre un défaut de paiement de la Grèce et une contagion à d’autres pays de la zone. Un tel scénario aurait des répercussions sur les systèmes financiers européens, mondial et l’unité politique de l’Europe, selon les avertissements de Ben Bernanke. Aucune décision n’est toutefois prévue. Il faudra très certainement attendre le 3 juillet et la réunion de l’Eurogroupe. Sur le marché des changes, l’euro recule à 1,4160 dollar alors que le Premier ministre grec, Georges Papandréou, doit obtenir le feu vert du Parlement à de nouvelles mesures de réduction budgétaires et de privatisations.
Lire le reste de cet article »