CAC40 : chute à la dernière minute sur stress test irlandais
Le CAC40 (-0,88%) a chuté de pratiquement 15Pts (-0,4%) au moment du ‘fixing’: pour une fois les robots algorithmiques ne sont pour rien dans un mouvement aussi soudain que ‘bizarre’.
Les opérateurs ont réagi négativement à une nouvelle très attendue depuis le début de la matinée et qui a été rendue publique à 17H31 (4 minutes trop tôt ?) puisqu’il s’agissait du résultat des ‘stress tests’ des banques irlandaises.
Le marché tablait sur une fouchette allant de 20 à 25MdsE: ce sera 24MdsE… mais tous les experts qui travaillent sur ce dossier savent que la facture globale sera plus proche de 35 à 38MdsE cette année, ce qui implique qu’une rallonge au plan de sauvetage est à prévoir d’ici quelques mois (et à condition que l’effondrement du secteur immobilier -avec des prix en baisse de -65% depuis le début de la crise ne vienne pas aggraver encore le bilan).
Cet ‘accroc’ de dernière minute est purement européen (l’euro-stoxx50 cède au final -0,87% au lieu de -0,5% à 17h30) car Wall Street ne bronche pas (les indices US s’effritent toujours de -0,1% en moyenne, ce qui était déjà le cas à 17H25 ou 17H30).
Le Dow Jones s’est tout de même offert un retracement des 12.383Pts (zénith de la veille) avant de reculer vers 12.340 ce soir).
Peu de réaction face à une production manufacturière qui stagne et pas davantage lors de la publication des chiffres hebdomadaires de l’emploi (-6.000 demandeurs à 388.000).
Toutes les places terminent dans le rouge ce jeudi -dernière séance du trimestre- mais Francfort (-0,2% à 7.041Pts) a continué de résister résolument aux pressions baissières (Madrid chute de -1,4%, Milan de -1,3%)… comme si les difficultés des ‘PIGS’ amenaient les opérateurs à trouver refuge sur les marchés allemands (bons du Trésor et actions).
A Wall Street, le 1er trimestre s’achève sur le plus joli score depuis 13 ans (+7% pour le Dow Jones) mais les plus optimistes ne peuvent guère entretenir l’espoir de voir les indice US pulvériser leurs records annuels après les avoir égalés hier soir (dans des volumes qui demeurent anémiques, malgré l’apport d’un flux d’achats tactiques liés aux habillages de bilans de fin de trimestre).
Le ‘S&P’ est revenu également à moins de 1% de son zénith annuel mercredi peu avant la clôture: le risque de formation d’un double sommet ne saurait être écarté dans un contexte de surachat court terme.
Lire le reste de cet article »



