Paris termine au plus bas du jour, aucun sursaut ne s’est matérialisé au moment de l’échéance des contrats sur indices à 16H (le CAC40 perdait alors -0,3%) et la hausse...
Paris termine au plus bas du jour, aucun sursaut ne s’est matérialisé au moment de l’échéance des contrats sur indices à 16H (le CAC40 perdait alors -0,3%) et la hausse des indicateurs avancés US du Conference Board étant jugée décevante, les indices boursiers ont continué de glisser lentement mais inexorablement jusqu’à la clôture.
Pas de rallye de fin d’année pour le CAC40 qui recule de -0,54% et ne conserve qu’un gain symbolique de 0,25% sur la semaine.
Le retracement des 3.936Pts (niveau initial du 1er janvier) n’a pas eu lieu en cette séance des ’4 sorcières’ qui risque de se terminer assez tristement à Wall Street puisque le Dow et le ‘S&P’ s’effrite de -0,2% tandis que le Nasdaq grappille +0,3%.
Chez nos proches voisins, Francfort et et Londres cèdent -0,6% et l’Euro-Stoxx50 chute de -0,85% (dans le sillage de Milan en repli de -1,5%).
Même si le climat des affaires s’améliore en Allemagne, les annonces faites à l’issue du sommet européen n’ont pas rassuré les investisseurs.
De nombreuses questions restent en effet en suspens: les sherpas de Bruxelles n’ont rien dit de précis sur les restructurations de dettes souveraines, rien sur l’augmentation du fonds européen de stabilité financière (FESF), rien sur la création d’obligations communes dans la zone euro (euro-bonds)… car l’Allemagne continue d’y faire obstacle.
Bien sur, les dirigeants des pays de l’Union européenne sont d’accord pour pérenniser le mécanisme actuel de soutien des Etats en difficulté. De plus, une volonté commune de protéger l’Euro a été affichée… mais plus que des déclarations d’intention, les marchés attendent des actes concrets.
Les Vingt-Sept ont adopté un texte prévoyant la modification du traité de Lisbonne pour autoriser les pays de la zone euro à installer le Mécanisme européen de stabilité (MES)… mais il n’entrera en vigueur qu’en 2013, c’est à dire après des échéances électorales majeurs en France et en Allemagne.
La question de la viabilité des dettes des pays périphériques et leurs problèmes d’insolvabilité d’ici 2013 reste non résolue… le projet de lancement d’Euro-Bonds n’est plus sur la table selon Jean Claude Juncker.
Des avancées sur le renforcement du FESF apparaissent pourtant urgentes et Moody’s s’est une nouvelle fois chargée de le rappeler en dégradant fortement la note de la dette souveraine de l’Irlande (5 crans d’un coup), la Grèce et l’Espagne pourraient suivre.
Sans parler du problème structurel de l’Union monétaire européenne : le manque de coordination des politiques budgétaires.
‘ La fragilité originelle de la zone euro tient d’abord dans la gageure qui consiste à faire cohabiter, avec la même monnaie et la même banque centrale, des pays aux disparités économiques et financières aussi criantes que l’Allemagne et certains pays d’Europe du Sud ‘, expliquait ainsi le mois dernier, KBL Richelieu Gestion, dans une lettre de stratégie.
Si le pari a néanmoins été tenu pendant 10 ans, ‘ des dettes publiques dont la qualité s’étalait sur un aussi large front ne pouvaient qu’attiser les tentations d’arbitrage ‘, affirmait l’expert.
Du côté des valeurs les plus actives à Paris, Capgemini s’affichait aux avant postes avec +1,8% dans le sillage des solides résultats d’Oracle. L’éditeur américain de logiciels d’entreprise a fait part jeudi soir de comptes trimestriels meilleurs que prévu et de perspectives favorables pour la suite.
Technip prend +2,5% et Arcelor Mittal fusait à la hausse avec +2,6% et un cours de 29E… mais ensuite, Alcatel Lucent ne gagne que 1%.
EDF terminait stable, après avoir annoncé que la durée d’exploitation des deux centrales nucléaires britanniques de Heysham 1 et Hartlepool a été prolongée de 5 ans.
Total s’effritait de -0,3%: le géant pétrolier a signé un accord pour acquérir une participation supplémentaire de 7,5% dans le projet GLNG, en Australie, et des accords avec Suncor Energy pour trois projets dans la province canadienne de l’Alberta.
Côté replis, Sanofi-Aventis abandonne 1,1% après avoir annoncé la signature d’un accord mondial avec l’allemand Merck KGaA, en vue de mener de recherches sur de nouvelles associations anticancéreuses.
Le compartment bancaire tirait les indices vers le bas avec -1,75% sur BNP-Paribas, -1,4% pour Natixis puis -2,5% sur le Crédit Agricole.
Ingenico restait suspendu de cotation. Le groupe a annoncé en milieu de séance avoir reçu une proposition de dépôt éventuel d’une offre publique d’achat mardi dernier, portant sur l’intégralité de son capital, à un prix de 28 euros par action en numéraire. Parmi les noms qui circulent au sujet d’une offre sur Ingenico, figure celui de l’éditeur britannique de logiciels de gestion Sage.
A plus tard